Rajeunir le look d’un pantalon

Il est possible de changer le look à pinces d’un pantalon pour un look plus récent. Voici un pantalon en cours de transformation. À gauche le look d’origine à pince. À droite après mon intervention les pinces ont été enlevé.

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Pour compléter ce travail il faut défaire la ceinture et la poche de coté. Puis on étire le tissu à plat, on refait la poche, puis la ceinture.  L’approche en détail est expliqué sur cet excellent site .

Ce n’est pas un travail qui se fait en quelques minutes.  Par contre cela vaut la peine si vous avez un habit de bonne qualité qui est démodé mais pas usé. Ce pantalon pure laine fabriqué en Italie en valait le coût.

 

Je vous présente ma nouvelle Bernina et je râle contre la surconsommation.

Je viens de me procurer une Bernina 1020 usagée dont je suis très fière.  Pourquoi Bernina? Pourquoi usagé? Vous pensez acheter une machine à coudre et vous hésitez?  J’ai beaucoup cherché avant d’effectuer mon achat et peut-être que mes pistes de réflexion pourrons vous aider.

Car non, je ne couds pas sur la superbe Singer antique qui apparaît sur plusieurs photos de mon site (quoi que mes premiers essais quand j’étais enfant était sur cette machine).  Cette Singer date de 1910 et appartenait à ma grand-mère.

Depuis une dizaine d’année j’utilisais une Brother XL-6452.  Une machine domestique de base qui comble la plupart des besoins qui m’avait coûté environ 250$.  J’avais choisi une machine entièrement mécanique pour éviter l’électronique et les risques d’obsolescence programmé. Une des limites les plus importantes que je trouvais dans cette machine était le manque de puissance.  Les bords de jeans était difficile au niveau des coutures, les changements de fermeture éclair sur un manteau d’hiver m’enrageait constamment. Le moteur semblait vouloir mourir malgré l’emploi d’aiguilles neuves et la réduction de vitesse. Compte tenu que je couds quasi quotidiennement j’avais besoin de quelque chose d’un peu plus solide.

J’ai donc commencé à magasiner une machine à coudre. Comme dans n’importe quoi il est facile de se laisser emballer par la nouveauté et les gadgets quand on entre dans une boutique. J’essayais donc de me concentrer sur mes besoins (plus de puissance).  J’ai regardé des machines neuves dans une large gamme de prix (600$ à 1500$). Les vendeurs avait des réponses très vagues à propos de la facilité à coudre dans le jeans.  On me vantait les centaines de points de broderies d’une machine mais quand j’arrivais à la question du bord de jeans on me répondait vaguement ‘que la machine électronique haut de gamme était de construction plus solide mais que ce n’était pas une puissance industriel’. D’ailleurs j’ai fait des essais sur une machine électronique (combo couture/broderie) et le moteur n’était pas assez puissants.

Quoi!!!! Faire un bord de jeans ou changer une fermeture sur un manteau d’hiver c’est rien de fantastique.  Il me semble qu’il serait normal qu’une machine domestique soit capable de faire des tâches courantes comme cela. Mais il faut comprendre que les machines actuels sont toutes construites sur des bases similaires et que pour produire à bas prix on peut pas mettre des moteurs trop puissants comparativement à la qualité des engrenages. Le problème est que dans plusieurs machines dites ‘haut de gamme’ on rajoute des points et des gadgets mais on travaille encore avec la même base de moteurs/engrenages. Le secteur manufacturier sous traite dans des usines asiatiques et plusieurs marques vont être fabriqués chez les mêmes sous-traitants avec des bases similaires. C’est comme ça que vous magasiniez une machine à coudre, des robinets ou une machine à laver.

Donc les seules machines qui répondaient à mon besoin de puissance était les machines dites ‘industriels’ qui ne font que du point droit.  Donc j’aurais besoin d’une autre machine pour faire les zig-zag, point invisible, boutonnière.  Bref mon budget grossissait à vue d’œil. J’ai beau faire de la couture de façon commerciale, il faut en faire des bords de pantalon à 10$ pour se payer quelques milliers de dollars de machine. Je me retrouvais encore une fois avec une de ces situations où je trouve complètement illogique notre société de surconsommation.  On produit des objets cheap, dont on se tanne après quelques années, donc on achète plus gros avec des gadgets mais ça répond toujours pas à nos besoins, donc on achète une deuxième bébelle pour essayer de combler notre besoin de base. On embarque dans ce cycle de surconsommation où nous avons besoin d’énormes maison pour entreposer un paquet de bébelles qu’on utilise seulement quelques heures par semaine.

J’ai regardé du coté des machines industriels usagées et les coûts étaient beaucoup moindres, surtout quand on connait la solidité de tels machines.  Mais voilà j’ai un petit atelier de 10pi2.  Mon atelier devenait exigu.

En parlant avec des copines couturières on se disait que les vieilles Singer et White des années 50-60 de nos mères n’avait aucune difficulté dans les tissus épais.  Ces machines avait des engrenages de métal, bien huilés ces machines étaient éternels.

J’ai donc commencé à sérieusement pensé à m’acheter une machine vintage.  Le problème est qu’il est difficile de connaître l’historique d’entretien.  Ces machines étaient tellement solides que mêmes pas huilés elle fonctionnait mais quand on ouvre la machine il y a plein de pièces usées introuvables de nos jours.

J’ai continué à regarder sur Kijiji et j’ai vu cette petite beauté des années 90.  Un réparateur qui reconditionne de vieilles machines l’avait mise en vente sur Kijiji.  J’ai fait des recherches sur internet et je n’ai trouvé que de bonnes revues pour cette Bernina. Et oui, il y a des sites de maniaque de vielles machines qui font des revues.

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J’ai appelé le réparateur, fait des tests, cette machine c’est une bête! Jeans, cuir, cuirette, elle fait tout avec un joli ronron sans broncher! Les engrenages ne sont pas en métal comme les vintage mais en téflon.  Cependant les pièces sont toujours disponible et les Bernina de cette époque sont entièrement fait en Suisse.  Elle est lourde (le boitier est en métal), elle ne fait pas les boutonnières en une étape (je fais des boutonnières peut être 1% du temps), mais voilà une machine qui travaille fort. Elle coûte autant que des machine neuve de base (elle m’a coûtée 600$), par contre sa valeur tend à se maintenir sur le marché. Cette machine se vendait 1000$ dans les années 90 et on les trouve autour de 600$-1000$ sur les sites de ventes américains.

Comme dans tout les achats il faut toujours se concentrer sur nos besoins.  En cherchant un peu il y a pleins de vielles machines et de bons réparateurs qui peuvent nous donner de meilleurs produits que ceux qu’on nous proposent. Si vous êtes fières de votre vieille machine n’hésitez pas à laisser un commentaire et une photo de vos bébés!

Un bord n’est pas nécessairement fait sur le bord…

Il y a plusieurs possibilités lorsque l’on doit faire un bord et certaines peuvent être des solutions à un problème qu’on ne pense pas que notre couturière peut corriger.

Par exemple on pense tout de suite qu’un bord se fait …. sur le bord. On pense également qu’on peut raccourcir mais qu’on ne peut pas allonger un vêtement ou un rideau.  C’est le cas la plupart du temps, mais dans une certaine mesure une bonne couturière à plus d’un tour dans son sac.

Voici un rideau qu’on désirait allonger.  un rebord de 10 cm était disponible en faisait un rebord très étroit.  Les rebords sont larges sur les rideaux pour leur donner de la pesanteur et leur permettre de mieux tomber.  Un rebord étroit est donc pas idéal.  Ma solution a été d’ajouter une bande pour créer un rebord large.  Sur l’endroit on ne voit pas la différence entre un bord replié classique.  De plus il a été possible d’aller chercher 1.5cm de plus avec cette astuce.rideau

Une autre solution est de raccourcir par le milieu quand on veut garder la bordure décorative.  Comme dans cette blouse de dentelle avec les manches trop longues.

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Je n’ai pas encore essayé le ‘Hollywood hem’ décrit dans ce site.  Un autre truc qui permet de garder le bord sans qu’aucune couture supplémentaire soit apparente.

N’hésiter pas à demander lorsqu’un vêtement ne convient pas, plusieurs solutions peuvent être possible!  Je suis sure que les adeptes de couture pourrait m’en citer d’autres que j’ai oublié ici.

Pointe folle ou pointe sage?

Dans cet article je vous parlait de pointe folle. La pointe folle permet d’intégrer la couture, la broderie, le crochet, bref la seule limite est l’habilité et la patience de l’exécutant.  Et bien voici une autre exemple de récupération de tissu qui est beaucoup moins exubérant et accessible à n’importe qui avec une machine à coudre qui désire récupérer des tissus. En principe on appelle cette technique courtepointe ou patchwork, je vais l’appeler pointe sage.

Dans ce cas ci j’avais un vieux veston pour homme en lainage.  Un tissu de bel qualité que je voulais utiliser.  D’un autre coté mon conjoint voulait un coussin pour éviter les douleurs lombaires lors des longs trajets en voiture.  Le gris du tissu s’harmonisait parfaitement avec l’intérieur de ma voiture et pas question de mettre un coussin ‘girly’ dans mon auto! Plutôt que de prendre de la bourre de polyester, j’ai utilisé de vieux t-shirts en jersey de coton.  C’est plus lourd et compact, mais on récupère plus de tissu et j’aime bien ce type de coussin bien pesant.

 

En taillant des carrés dans un tissu unique le patchwork donne un motif beaucoup plus sobre.  On peut aussi combiner différents tissus comme dans l’exemple ci-dessous.

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Dans ce dernier cas, il s’agit d’une housse que je peux retirer et nettoyer.  Le coussin à l’intérieur est fabriqué avec un restant de coton blanc rembourré lui aussi de restant de tissu (retailles ou vêtements trop usés pour les donations).

Il y a donc beaucoup de possibilités de récupération dans un coussin! Pensez-y avant d’aller acheter du tout fait.

Cosplay!

Cet automne on m’a contacté pour un costume de Belle.  C’était un échange de service avec mon amie Lise qui fait de la photo (les superbes photos de moi sur le site c’est elle) elle voulait offrir un costume pour l’Halloween ainsi que des événements de Cosplay à sa petite fille.

J’ai reçu dernièrement les photos, le résultat me ravie. Elle ressemble vraiment à Belle

Un rêve qui se réalise avec le Choeur Vives Voix.

Il y a toujours des métiers qu’on considèrent comme un rêve qu’on n’a pas pu réalisé. On voit un reportage à la télé et on envie la personne qui le pratique.  Pour moi, j’ai souvent ce sentiment pour les archéologues, les restaurateurs d’oeuvre d’art et les costumiers au théâtre et au cinéma. Et bien il ne faut jamais laissé tombé ses rêves car j’ai réalisé l’un de ces rêves cette année.

En effet à l’automne j’ai commencé à m’impliquer dans le Chœur Vive Voix. Une troupe de théâtre musical qui monte cette année un spectacle basé sur l’univers de Jules Verne.  J’ai commencé comme choriste mais bien vite c’est l’univers du costume auquel j’ai décidé de consacrer mon temps.

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Sous la houlette de Ghyslaine Fortin, également propriétaire de Broderies mil et 1 fil, je rejoint une fois semaine quelques couturières pour concevoir et fabriquer les costumes de la troupe.

C’est pas mal de travail.  La troupe comporte une quarantaine de chanteurs et c’est autant de costumes à travailler.  En plus nous avons eu une demande de fabriquer plusieurs pièces noires…mais je ne vous en révèle pas plus!

Je vous invite fortement à venir assister au spectacle, les billets sont présentement en pré-vente.

Bien sur je vais mettre prochainement des photos des costumes à venir!

On sort du textile.

Je pratique encore un peu le vitrail à l’occasion.  Dernièrement, ma sœur (qui dirige un super studio de yoga en passant) voulait une touche de couleur dans sa salle de bain.  J’ai donc confectionné un vitrail tout simple.

 

Je dis tout simple car je fais parfois des choses pas mal plus complexes.

Je ne veux pas en faire mon activité principal car la soudure représente une exposition à des produits toxiques. Par contre je ne dis jamais non à un petit projet de temps en temps!

 

L’option vraiment écologique pour ses achats.

Dernièrement La Presse a publié un article sur l’impact environnemental des sacs réutilisables. J’ai été surprise d’apprendre qu’un sac de coton était l’une des pires options à cause des impacts de la culture de cette plante. Ou du moins que les sacs de coton doivent être utilisés plus de 100 fois.  Ce que je n’aime pas des sacs de coton est qu’ils s’usent rapidement, surtout les poignées.

J’utilise des sacs de denim (à base de coton) que je confectionne moi même à partir de vieux jeans qui sont trop usées pour supporter le reprisage. J’utilise aussi les retailles de tissu qu’il me reste des bords de pantalon.  Donc plutôt que d’utiliser une ressource je récupère un déchet que je transforme plutôt qu’il parte pour le site d’enfouissement.

J’utilise une technique inspiré des courtepointe pour utiliser les restants de tissu. Lorsque le tissu s’use je ne fait que poser un morceau de denim.  D’ailleurs je vais avoir à faire quelques reprisage comme on peut voir sur la photo en haut à droite.

Vous remarquerez également les fils de surpiqûre de différentes couleurs.  J’utilise les surplus de bobines de fil qui peut me rester de d’autres projets.

Lorsque j’ai confectionné le sac j’ai gardé les coutures du long de la jambe des paires de jeans que j’utilisais.  En les tressant on obtient une ganse beaucoup plus résistantes que ce qu’on peut avoir avec une bande de tissu.  J’utilise ce sac depuis plus de 15 ans et je n’ai jamais réparé les poignées.  On commence à voir un peu l’usure mais ça tient encore le coup!

Quand j’ai commencé à utiliser le sac je trouvais que son look était peut-être un peu trop déglingué.  J’ai été surprise d’avoir souvent des réactions très positives dans les magasins sur ce sac entièrement écolo.

Si vous avez peu d’expérience en couture c’est super comme projet de débutant. On peut pas vraiment se tromper avec une couture un peu croche.

Un loisir super créatif qui se réalise avec des bouts de ficelles.

La pointe folle était utilisé à l’époque pour utiliser tout les petits bouts de tissu.  À l’époque victorienne c’est devenu un genre de souvenir où était utilisé un restant de tissu de sa robe de mariage, de vêtements qui nous rappelait de bons souvenirs, ou les retailles de tissu plus luxueux qu’on ne voulait surtout pas gaspillés. On brodait ensuite avec différents points, un genre de ‘showdown’ sur la capacité de l’exécutante.

Je ne m’y étais jamais attaqué auparavant.  Mais le format est parfait pour passer les restants de ruban, les boutons qui s’accumulent et tout ses fils à broder que j’ai mentionné dans un article précédent . En plus je voulais pratiquer ma broderie et faire expérimenter de nouveaux points. J’avais aussi besoin de cintres recouvert pour éviter que mes vêtements tombe par terre. J’ai donc expérimenté mes première pointes folles.

Ce qui me semblait compliqué au début s’avère hautement thérapeutique comme type de broderie.  On part avec un point, en le brodant on pense à notre prochain motif et on se met à bâtir, ajouter, essayer de nouveau points, parfois une scène se crée peu à peu. Le principe est loin d’être minimaliste, la pointe folle à horreur du vide!

Dans mon premier essai, j’ai inclus des fleurs et une coccinelle dans le premier, ça me faisait penser à un jardin. Alors j’ai ajouté un gros bourdon et une toile d’araignée.

pointe folle jardin

Pour mon second essai, j’avais vu cette broderie de chat, j’ai donc ajouté une souris. J’étais toujours dans mon thème de jardin alors j’ai continué avec les fleurs.  J’ai aussi ajouté un peu de dentelle au crochet avec un fil rose que je savais que je n’utiliserais jamais (un peu trop nanane comme rose).

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J’ai commencé le dernier pendant les grands froids alors un thème plus hivernal s’est imposé.  La broderie est terminé, mais une fois monter sur un cintre j’aime bien ajouter des boutons pour retenir les vêtements avec de petites bretelles qui tombent toujours.

pointe-folle-hiver.jpg C’est vraiment des premiers essais, certaines pointes folles sont de vraies oeuvre d’art!

Quel article vous intéresse le plus? Ceux concernant la récupération de tissus, la broderie ou la confection de vêtements?  Est-ce que des articles sur le projet par étape ou un tutoriel vous serait utile?  Laissez moi vos commentaires svp.

Blog de Noël en retard

En novembre j’avais promis des articles de blogues sur la récupération de textiles et puis plus rien… À un point tel que j’avais préparé quelque chose pour Noël que je n’est pas publié.  Mieux vaux tard que jamais!

Voici des décorations de Noël que j’ai fabriquées.

décoration noel

Les flocons de neige sont au crochet.  Des petits ouvrages pratiques pour passer les restants de bobines.

Les guirlandes sont fais avec des retailles de tissu coupé en bande et rembourrés avec des retailles de tissu.   Le résultat donne un motif de boules qui s’apparente à une guirlande en pop corn.

J’ai également fait la jupe d’arbre façon courtepointe avec deux vieilles paires de pantalon et un restant de tissu. Désolé on voit pas super bien, le chat prenait toute la place.

jupe d'arbre

Voici une photo plus clair sans l’intrus.

jupe best

 

En plus d’utiliser des tissus qui se retrouverait autrement au site d’enfouissement, ces décorations ne représente aucun danger pour nos amis à quatre pattes (et il ne peuvent pas les casser).